La journée d’Asmaretch à Sona – 10 ans

Asmaretch est une jeune fille de 10 ans, vivant sur le haut plateau de Sona à 3500 m d’altitude. C’est l’une des élèves les plus studieuses et prometteuses de l’école sur laquelle la Fondation Children in the Cloud travaille. Nous vous proposons de découvrir sa journée-type, telle que nous l’avons découverte et étudiée pour comprendre au mieux les besoins des enfants de Sona.

 

Après une nuit passée avec ses frères et soeurs au niveau supérieur en dessus de l’étable, c’est le moment de préparer le café pour la famille : faire le feu, laver le café vert, le torréfier, puis le moudre finement. Chauffer l’eau, puis y verser le café moulu, le faire frémir avant de le verser dans les tasses.

Il sera accompagné d’une galette d’orge appelée Injara en guise de petit-déjeuner. Le petit-déjeuner est le plus important repas de la journée, le déjeuner étant souvent négligé, pour cause de travaux des champs par exemple, ou d’école ! Puis c’est le balayage de la case avant de partir chercher l’eau à la rivière.

Il faut 20 minutes pour y descendre. Le soleil se lève et le chemin parsemé de fleurs sur les côtés s’en va à travers les champs de seigle. Elle rempli le récipient de plastique de 20 litres et le sangle sur ses reins, attaché aux épaules et reprend le chemin pentu de la maison.

 

Il est temps de partir pour l’école avec son sac cousu main contenant ses affaires. Une marche d’une demi-heure où elle rencontre ses amis en chemin. L’école regroupe tous les enfants des hameaux de Sona et ce n’est pas moins de 450 élèves qui vont s’y retrouver pour la matinée, certain ayant mis plus de 2 heures !

Après le salut au drapeau et le message du directeur de l’école, c’est la classe jusqu’à 13:00 heure. Les enfants sont assis sur des bancs de perches d’eucalyptus, grossièrement élaguées. Il n’y a pas de table, on écrit sur les genoux, suivant le cours donné par la maîtresse d’école, ou l’on apprend par coeur les leçons.

L’après midi, tâches ménagères. Aujourd’hui elle mout des graines de lin pour obtenir une pâte oléagineuse qui sera utilisée comme huile de cuisine. On n’a pas les moyen de l’acheter.

Puis, près de sa mère qui s’occupe des petits tout en cuisinant sur le foyer des pommes-de-terre pour le souper, Asmaretch fait de le vannerie, pièces qui seront vendues à Arkwazie un jour de marché.

Après le souper, pommes-de-terre sur une galette de seigle avec une sauce pimentée, les membres de la famille racontent leur journée, c’est le moment du partage.

Tous le monde est réuni, le papa tâcheron, la maman et les petits enfants. Puis c’est déjà l’heure du couché. Il n’y a pas d’électricité, alors on vit au rythme du soleil. Asmaretch rejoint son lit avec ses frères et soeurs, pour une nuit bien méritée.