Le massif du Simien – présentation

Egalement appelé « roof of Africa » (le Toit de l’Afrique) du fait de sa haute altitude, le massif du Simien constitue les plus hauts plateaux du nord de l’Ethiopie. Son point culminant est le Ras Dashen à 4550 m. Les hauts plateaux s’échelonnent entre 3000 et 4500m d’altitude et, bien que les conditions de vie y soient difficiles, ils sont peuplés d’innombrables villages et hameaux, et cultivés jusqu’aux environs de 3600m. La neige y tombe régulièrement durant la saison des pluies, entre mai et septembre.

Carte du Parc National du Simien

Il a été inscrit en 1978 au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO car il est le refuge d’animaux extrêmement rares tels que le Babouin Gelada (photo ci-dessous), le renard du Simien, le loup d’Abyssinie ou le Walia Ibex, sorte de bouquetin présent uniquement sur ce territoire.

crédit Hervé Doulat - Allibert Trekking
crédit Hervé Doulat – Allibert Trekking

Les paysages y sont très spectaculaires du fait de l’érosion, offrant des à-pics vertigineux de plus de 1500 m de dénivelée et des points de vue incroyables.

 

crédit Hervé Doulat - Allibert Trekking
crédit Hervé Doulat – Allibert Trekking

Le point culminant du massif du Simien, et de l’Ethiopie, est le Ras Dashen à environ 4550m d’altitude.

Population du Simien. Les montagnes du Simien sont loin d’être désertiques puisque 250 000 personnes y vivent ! Nous avons traversé des hameaux jusqu’à des altitudes de 3700 m ! Il y a peu de gros villages dans le Simien. En effet, la totalité de la population vit d’une agriculture vivrière destinée à subvenir aux besoins de la famille. Les surplus, peu importants quand il y en a, sont vendus dans les marchés locaux. L’agriculture vivrière impose des habitations très disséminées, de 2 à 5 huttes, autours desquelles les champs sont cultivés ou les bêtes pâtures, formant ainsi une mosaïque de petits systèmes vivant essentiellement en autarcie. C’est ainsi que le moindre plateau, la moindre terrasse ou le plus petit promontoire sont habités et cultivés.

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Les enfants du Simien. Avec en moyenne 7 enfants par famille, l’Ethiopie est un pays très jeune comme tout pays en plein boum démographique. En ville comme à la campagne, les enfants sont omniprésents. Dans le Simien, ce sont des sentinelles quadrillant le terrain. En effet, ce sont eux qui sont chargés de garder les troupeaux ! Ils assurent également nombre de missions telles qu’aller chercher de l’eau à la source. Cette tâche pénible est souvent assurée par les jeunes filles… Bref, les enfants sont partout et la montagne résonne de leurs cris en permanence, donnant une belle ambiance aux randonnées. On les croise également souvent vendant des objets d’artisanats locaux, des boissons fraiches ou du café.

crédit Allibert-Trekking / Hervé Doulat
crédit Allibert-Trekking / Hervé Doulat

Musique du Simien. La musique traditionnelle éthiopienne est riche et variée. Sur les hauts plateaux, la culture musicale est portée par les Azmaris, musicien itinérant qui rappellent nos anciens ménestrels. Il joue d’un instrument très rudimentaire, sorte de luth à 1 corde et 1 archet, appelé Masenqo (prononcer « Massineko »).

crédit Allibert-Trekking / Hervé Doulat

Visiter le Simien – tourisme. Le meilleur moyen de découvrir le Parc National du Simien est comme souvent la randonnée pédestre et le trekking. L’offre des agences locales, du Parc National et des Tour operator européen est abondante, variée et de qualité. Un trekking dans le Simien n’exige pas des qualités physiques et techniques très importantes. La clé du succès réside plutôt dans l’acclimatation à la haute altitude puisque les circuits classiques de trekking naviguent entre 3000 et 4500m d’altitude. C’est pour cela que la plupart des circuits proposés prévoient, pour les 3 ou 4 premiers jours de votre séjour éthiopiens, des visites à Addis-Abeba, au lac Tana (source du Nil bleu), à Gondar ou Lalibella. En effet, dés l’arrivée à Addis-Abeba, on est à 2500m d’altitude, l’acclimatation peut démarrer. Certains circuits sont également proposés en véhicules tout-terrain 4×4, une piste traversant intégralement le Parc. D’autres groupes le sillonnent en VTT, le terrain en plateau et le sol terreux se prêtant idéalement à la pratique du mountain bike.

crédit Allibert-Trekking / Hervé Doulat

 


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